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Vous trouvez ci-dessous l'avis de la FEAS en réponse à la consultation
organisée par la Commission Européenne sur la participation
financière des travailleurs. Ceci est la version
définitive qui a été remise à la Commission.
Le 23
octobre 2001
AVIS DE LA FEDERATION
EUROPEENNE DE L’ACTIONNARIAT SALARIE
sur le
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA
COMMISSION
« La
participation financière des travailleurs dans l’Union
européenne »
(Document
SEC(2001)1308 du 26.7.2001)
Sommaire :
1.
Avis de la FEAS - synthèse
2.
La FEAS
3.
Méthode et opinions recueillies
4.
L’actionnariat salarié et la participation, éléments clés d’une stratégie
européenne pour l’emploi
5.
Le concept de participation financière est dépassé ; il convient d’y
substituer celui de l’actionnariat salarié et la
participation
6.
Le programme de la Commission Européenne
7.
Un financement adéquat
8.
Mettre en place un «Groupe de travail permanent» et un institut européen pour
l’actionnariat salarié et la participation
9.
Conclusion
Le 23
octobre 2001
AVIS DE LA FEDERATION
EUROPEENNE DE L’ACTIONNARIAT SALARIE
sur le
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA
COMMISSION
« La
participation financière des travailleurs dans l’Union
européenne »
(Document
SEC(2001)1308 du 26.7.2001)
1. AVIS DE
LA FEAS - SYNTHESE
En substance,
l’avis de la FEAS est le suivant :
Oui, la
Commission Européenne devrait lancer une initiative communautaire visant
l’actionnariat salarié et la participation.
Nous
parlons bien de « l’actionnariat salarié et la participation », plutôt
que de la “participation financière”. Cette distinction est importante. En
effet, le concept de « participation financière » a eu son originalité
et sa pertinence à la fin des années ’80. Depuis lors, les pratiques aussi bien
que les recherches ont montré la nécessité d’une plus grande précision dans la
terminologie. Parmi les différentes pratiques regroupées sous le concept de
« participation financière », certaines se sont révélées bénéfiques et
d’autres négatives. Ce que l’on a observé au cours de la décennie écoulée est
que les pratiques d’actionnariat salarié jointes à un management participatif se
sont distinguées par leur impact positif sur les dynamiques économiques et
sociales. Actionnariat salarié et participation sont des variables
d’organisation indépendantes. Ni l’une ni l’autre ne conduisent nécessairement
par elles-mêmes à une amélioration significative de la performance de
l’entreprise, quoique chacune puisse être appréciée pour sa valeur propre. C’est
quand elles sont associées que leur potentiel à toutes deux se libère
réellement.
Des
actions devraient être entreprises dans l’Union Européenne, et aussi dans les
pays candidats.
Il est
nécessaire d’établir des principes généraux, au niveau européen, pour favoriser
une utilisation accrue et plus efficace de l’actionnariat salarié et de la
participation.
Les principes
généraux et les actions que la Commission devrait inclure dans sa prochaine
Communication et dans son Plan d’Action sont ceux définis dans le “Programme
d’Action Européen” de la Fédération Européenne de l’Actionnariat
Salarié.
Ce
programme est basé sur la Résolution du Parlement Européen de janvier 1998 et il
a été rédigé en conclusion de l’Atelier Européen qui avait réuni le 30 avril
1999, dans l’enceinte du Parlement Européen à Bruxelles, l’ensemble des
institutions européennes, ainsi que les partenaires sociaux et les organisations
de l’actionnariat salarié.
Ce
programme d'action attend particulièrement de la Commission
Européenne:
la mise
en place d'un groupe de travail permanent;
un
programme européen doté d'un financement adéquat;
la
création d'un institut européen pour l’actionnariat salarié et la
participation.
Ce
programme d’action est joint dans son entièreté au présent avis, dont il fait
partie intégrante.
Le présent avis de
la FEAS a été discuté et concerté avec la CECOP – Confédération Européenne des
Coopératives de Production et de Travail Associé ; rappelons que CECOP est
membre de la FEAS, et réciproquement, la FEAS est membre partenaire européen de
CECOP.
2. LA FEAS
La FEAS –
Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié s’est constituée à la suite de
la décision prise en mai 1998 au Palais des Congrès de Bruxelles, par une
conférence qui réunissait 250 participants venus de 28 pays. La Fédération s’est
rapidement organisée, sous le statut d’association internationale sans but
lucratif agréée par le Gouvernement belge.
L’ambition
de la FEAS est de
constituer une organisation-coupole qui fédère les actionnaires salariés et
toutes les personnes, les entreprises, les syndicats, les experts, les
chercheurs ou autres intéressées à la promotion de l'actionnariat salarié et de
la participation en Europe.
Cette
ambition est en train de se réaliser. La FEAS compte des membres dans la plupart
des pays européens, tant dans l’Union européenne que dans les pays candidats.
Parmi les membres de la FEAS, il y a des personnes, des entreprises, des
associations, des syndicats, des experts, des chercheurs et des fédérations
nationales. Le Conseil d’Administration de la FEAS compte 22 représentants de 14
pays, et son Bureau Exécutif 7 personnes, qui se réunissent
mensuellement.
3. METHODE
ET OPINIONS RECUEILLIES
Pour préparer son
avis, la FEAS a rencontré et consulté de nombreuses personnes et
organisations : représentants de gouvernements, membres du Parlement
européen, représentants syndicaux au niveau européen, organisations
d’employeurs, organisations de promotion de l’actionnariat salarié, etc.
La FEAS
a aussi organisé un forum internet sur le thème de la consultation organisée par
la Commission. Un certain nombre d’avis caractéristiques recueillis sont
reproduits en annexe.
Les
réactions que nous avons recueillies auprès d’un large éventail d’acteurs ont
une même tonalité générale :
On ne
peut que se réjouir de la volonté affirmée par les services de la Commission de
« relancer le débat, au niveau européen, sur la participation financière et
d’y associer l’ensemble des acteurs
concernés ».
Il y a
beaucoup d’aspects positifs dans le document, mais les principes généraux
comportent une omission et il y a un manque flagrant de propositions d’action –
ce qui est peut-être compréhensible.
Au
nombre des points positifs notons :
Les
services de la Commission affirment justement la préférence pour les schémas
visant l’ensemble des salariés.
Les
services de la Commission mettent en évidence le fait que la participation
financière améliore la productivité. C’est sans doute l’argument le plus fort,
puisque la productivité conditionne la compétitivité, la profitabilité, la
possibilité d’une meilleure rémunération du travail et/ou l’extension du temps
de loisirs. Encore ne mentionne-t-on pas quel degré de participation financière
est nécessaire.
Les
services de la Commission signalent que l’importance de la participation
financière est de plus en plus généralement
reconnue.
Les
services de la Commission montrent aussi que des initiatives sont nécessaires au
plan communautaire, et pas seulement au niveau
national.
Les
principes généraux énoncés par les services de la Commission comportent une
omission majeure. En effet, beaucoup d’études indiquent que la participation
financière n’a un fort impact que
lorsqu’elle est associée à un management participatif. Le document des services
de la Commission signale justement les aspects de clarté et de transparence dans
la communication du management, mais il omet les aspects de participation et de
consultation des employés dans le processus de management de l’entreprise.
Pourtant
cet aspect des choses est essentiel, aussi bien du point de vue des actionnaires
salariés que du point de vue des organisations syndicales de travailleurs.
Cet
aspect est aussi un argument fort pour le soutien des syndicats, dont le manque
est généralement pointé du doigt, et qui est pourtant indispensable si nous
voulons réellement voir l’Europe progresser dans ce
domaine.
A côté des aspects positifs, de façon
générale, les réactions et les commentaires expriment la perplexité quant aux
intentions et aux démarches de la Commission, l’impression d’une timidité
inexplicable, le désappointement, celui-ci s’exprimant même sur un ton parfois
très vif (cf opinion reproduite en annexe : « consultation ou
enterrement ? »).
Au sein
de la Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié elle-même, l’impression
qui prévaut est celle d’une déception par rapport à l’action passée de la
Commission et l’attente d’une action plus ferme et plus soutenue à
l’avenir.
En effet, la FEAS observe que le sommet de
Lisbonne a mis le point à l’agenda social européen. La FEAS rencontre une écoute
et un soutien croissant auprès des gouvernements. Du côté du Parlement
Européen aussi, les soutiens à l’actionnariat salarié et à la participation se
sont affermis. On attend un meilleur soutien aussi de la part de la Commission
Européenne.
Parmi
les questions et les réactions recueillies,
notons particulièrement:
Pourquoi
avoir attendu le 1er août pour lancer cette consultation ? On pouvait
difficilement choisir une plus mauvaise date, en pleines vacances. Pourquoi un
délai de réponse aussi court (jusqu’au 30 octobre). Tout cela décourage plutôt
les réactions et fait obstacle à une réelle consultation. D’autant qu’on ne voit
pas, dans le document, ce qui aurait pu empêcher de le diffuser 6 mois ou même
un an avant.
De la Résolution du Parlement Européen de
janvier 1998, le document de travail des services de la Commission ne retient
qu’une phrase générale, observant que « Le Parlement… adresse une série de
demandes à la Commission Européenne… Il demande, notamment, à la Commission de
promouvoir des échanges d’informations et de bonnes pratiques au niveau
transnational et de continuer à approfondir l’impact des régimes de
participation financière sur l’emploi, la flexibilité des salaires et également
de favoriser l’élaboration de projets-types de participation financière dans les
entreprises publiques des PECO, qui accéderont à la privatisation. »
Cependant, la Résolution du Parlement adressait à la Commission un ensemble de
demandes concrètes, précises, pratiques. Non seulement ces demandes n’ont pas
été rencontrées par la Commission depuis 1998, mais le document de consultation
de la Commission omet de les reprendre.
Enfin, étrangement, le document de
consultation ne fait mention nulle part des organisations syndicales de
travailleurs. On ne s’explique pas bien cette omission.
4. L’ACTIONNARIAT SALARIE ET LA PARTICIPATION,
ELEMENTS CLES D’UNE STRATEGIE EUROPEENNE POUR L’EMPLOI
L’actionnariat
salarié et la participation devraient se trouver en bonne place dans une
stratégie européenne pour l’emploi. Ce n’est toujours pas le cas. Il y a là une
prise de conscience qui n’a pas encore gagné les décideurs
politiques.
En effet le développement de l’actionnariat
salarié et de la participation influencent positivement les dynamiques
économiques et sociales et l’emploi. Cet effet n’est pas négligeable, puisqu’il
est estimé à 1% par an de croissance supplémentaire du PIB. En termes d’emplois
en Europe, cela représente potentiellement des millions d’emplois
supplémentaires après quelques années.
Dans le
document de consultation de la Commission, ce facteur est justement mis en
évidence (pages 8 et 9).
De l’avis de la FEAS, on se trouve là au
point clé de la question.
Beaucoup
reste à faire pour emporter la conviction des gouvernements et des décideurs
européens dans ce sens. Le document de la Commission indique à juste titre que
les principes généraux établis par les rapports PEPPER n’ont pas encore été
suffisamment intégrés dans les politiques
nationales.
Cependant,
au cours de ces dernières années, la FEAS a développé ses relations avec de
nombreux gouvernements et ceux-ci marquent de plus en plus leur intérêt pour
l’actionnariat salarié et la participation.
En Belgique, la section belge de la FEAS a
été, aux côtés du Gouvernement belge, un artisan actif d’une démarche qui nous
paraît exemplaire. En effet, aux termes d’une concertation qui a pleinement
associé les partenaires sociaux, une bonne législation a été adoptée,
directement inspirée des principes PEPPER.
Avec le
soutien de la Présidence belge de l’Union Européenne, la FEAS organise une conférence internationale
le 23 novembre 2001 à Bruxelles. Le but est d’encourager l’Union Européenne et
les Etats à promouvoir l’actionnariat salarié et la
participation.
Nous
espérons bien que la Commission Européenne s’associera à l’organisation et à la
tenue de cet événement.
5. LE CONCEPT DE PARTICIPATION FINANCIERE EST
DEPASSE ; iL CONVIENT D’Y SUBSTITUER CELUI DE L’ACTIONNARIAT SALARIE ET LA
PARTICIPATION
La FEAS
est d’avis que c’est l’actionnariat salarié et la participation qui devrait
faire l’objet d’une initiative communautaire, et non pas la « participation
financière ».
La
notion de participation financière est trop générale : de nombreuses
études, parmi lesquelles certaines soutenues par la Commission ou émanant de la
Fondation de Dublin, ont montré que la participation financière ne peut avoir
tous ses effets bénéfiques au plan social et économique que si elle est associée
à un management participatif. Il faut donc parler, comme le suggère la FEAS,
d’actionnariat salarié et de participation, plutôt que de participation
financière.
Cette
différence est très importante. En effet, le concept de « participation
financière » a eu son originalité et sa pertinence à la fin des années ’80.
Depuis lors cependant, les pratiques et les recherches ont montré que le concept
de participation financière, recouvrant des pratiques multiples voire
contradictoires, est à présent largement obsolète.
En
effet, le concept de participation financière utilisé par la Commission
recouvre trois catégories de
pratiques :
·
l’intéressement
aux bénéfices ;
·
l’actionnariat
des salariés ;
·
les
options de souscriptions d’actions.
Parmi les pratiques couvertes par le
concept de « participation financière », certaines se sont révélées
bénéfiques et d’autres négatives. Les pratiques d’actionnariat salarié jointes à
un management participatif se sont distinguées par leur impact positif sur la
productivité et les dynamiques économiques et sociales.
Les
études montrent que l’actionnariat salarié et la participation ont un impact
positif sur la productivité, sur les dynamiques économiques et sociales en
général et sur le volume d’activité et
d’emploi :
·
Lorsque
les plans d’actionnariat salarié visent l’ensemble des salariés et qu’ils sont
reliés à un management participatif, l’impact est particulièrement
positif.
·
Lorsque
les plans d’actionnariat ne visent pas l’ensemble des salariés, mais certaines
catégories seulement (comme c’est souvent le cas dans les plans de stock
options), l’impact est positif mais de loin inférieur au cas précédent.
·
Enfin,
l’intéressement au bénéfice a peu d’impact, voire un effet
négatif.
Dès lors, la conclusion devrait être
tirée : on ne peut plus , comme à la fin des années ’80, mettre sur le
même plan des pratiques diverses ou contradictoires.
C’est
bien « l’actionnariat salarié et la participation » qui devrait être
l’objet d’un soutien particulier, plutôt que le concept mêlé de
« participation financière ». Cette différence a déjà fait l’objet de
plusieurs débats approfondis, notamment dans le cadre de l’Atelier Européen
d’avril 1999.
En
outre, le document de travail des services de la Commission est, sur le point de
l’actionnariat salarié, exagérément réducteur, lorsqu’il expose que
« l’actionnariat salarié organise la participation des salariés aux
résultats de l’entreprise de manière indirecte, c’est à dire sur la base d’une
participation à la propriété de l’entreprise, soit par la perception de
dividendes soit par la réalisation de plus-values sur le capital détenu… ».
Ici
encore, la pratique s’est décalée par rapport aux concepts élaborés à la fin des
années ’80. L’actionnariat salarié s’est révélé efficace et important, non
seulement comme participation aux résultats, mais surtout comme facteur
d’engagement dans la propriété, dans la motivation, dans la prise de décision et
la gestion de l’entreprise. C’est pourquoi aussi, le lien avec les formes de
management participatives s’est révélé un
élément-clé.
Répétons-le,
c’est la combinaison de l’actionnariat salarié et de la participation qui s’est
avérée particulièrement bénéfique. C’est cela que les actions communautaires
devraient encourager.
Nous avons observé sur ce point une grande
convergence entre les organisations d’actionnaires salariés et les syndicats de
travailleurs.
D’autre part, la
convergence est entière avec le mouvement des coopératives de production et du
travail associé représenté au niveau européen par la CECOP. Rappelons que CECOP
est membre de la FEAS, et réciproquement, la FEAS est membre partenaire européen
de CECOP. Le présent avis de la
FEAS a été discuté et concerté avec la CECOP.
A ce
propos, il convient de préciser que, sous le vocable courant
d’ « actionnariat salarié », nous visons toute situation où le
travailleur salarié est en même temps propriétaire d'une part du capital de
l'entreprise qui l'emploie, soit sous forme d'actions, de parts de capital,
de parts sociales, de parts de coopérateurs ou autres dispositifs. Ce que
l’on désigne aussi en d’autres mots comme « travail associé », comme
« travailleurs associés », ou « co-entrepreneurs », tel
qu’on le rencontre entre autres dans la coopérative de production et de travail
associé.
6. LE PROGRAMME DE LA COMMISSION
EUROPEENNE
Dans sa Résolution
de janvier 1998, le Parlement Européen demandait à la Commission « un
programme, disposant d’un financement adéquat ».
Que les
actions de la Commission répondent à un programme, cela nous paraît en effet une
condition importante de transparence et
d’efficacité.
Il nous
paraît aussi très important que les résultats des actions entreprises ou
soutenues par la Commission soient
publiés et rendus accessibles.
La
Commission souligne justement à travers ses différentes actions l’importance des
échanges d’information en Europe. Il serait souhaitable que la Commission
elle-même participe pleinement à ces échanges et favorise la communication entre
les acteurs. Elle-même dispose d’informations qui devraient être accessibles à
ces acteurs, notamment sur les études, conférences et autres initiatives qu’elle
finance ou suscite, y compris à travers la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de
travail.
Cette
communication et cette information de la part de la Commission quant aux actions
financées, aura notamment pour but de :
-
Favoriser
les échanges et la coopération entre les intervenants, porteurs de
projets.
-
Etablir
des critères et des procédures de sélection plus justes, équitables et
transparents.
-
Favoriser
la complémentarité des projets proposés.
D’autre
part, dans la pratique, la Commission ne finance actuellement que des
conférences, alors que la ligne budgétaire B3-4000 destinée à financer des
actions visant la participation financière parle de « favoriser des actions
de promotion de bons exemples et des réseaux ainsi que des études et des mesures
de qualification professionnelle ».
Les
moyens ne sont pas adéquats, mais aussi, la Commission n’a pas proposé de
véritable programme. Celui-ci devrait soutenir :
-
Recherche,
études, enquêtes, analyses.
-
Formation
(concept beaucoup plus large que celui de « mesures de qualification
professionnelle »).
-
Conférences,
séminaires, rencontres (comme c’est le cas
actuellement).
-
Actions
d’information et de communication complétant ce qui précède : publications,
périodiques, sites web, reportages et toute action destinée à disséminer les
résultats des études et enquêtes et à faire connaître au public et aux acteurs
les différents aspects de l’actionnariat salarié et de la participation en
Europe (les enjeux, les obstacles, les expériences et les pratiques,
…)
-
Sites
portails, catalogues, … permettant d’avoir une vue d’ensemble de l’état des
recherches et des débats actuels, non seulement dans l’UE, mais aussi dans
d’autres pays. Actuellement, c’est le portail internet ouvert par la FEAS (www.efesonline.org) qui répond le mieux à
cette fonction, mais avec des moyens trop
limités.
7. UN FINANCEMENT ADEQUAT
Il nous paraît
important qu’une politique de promotion de l’actionnariat salarié dispose d’une
ligne budgétaire ad hoc.
C’est
dans ce sens qu’allait le Parlement Européen dans sa Résolution de janvier 1998,
en demandant à la Commission « un programme, disposant d’un financement
adéquat ».
Lorsque
la FEAS s’est constituée, les premiers travaux PEPPER remontaient déjà à quelque
10 ans et beaucoup de participants se sont étonnés de constater que la
Commission ne disposait toujours pas de moyen budgétaire à l’appui.
Comment
en effet parler de politique ou d’action, si aucun moyen ne s’y
applique ?
Après la
Résolution du Parlement Européen de janvier 1998 et lors de l’Atelier Européen
réuni par la FEAS au Parlement Européen en avril 1999 (atelier auquel
participait la Commission), on s’est encore davantage étonné de voir qu’aucune
initiative ne semblait avoir été prise pour affecter des moyens au budget
1999.
L’étonnement
a été encore plus grand au vu du projet de budget 2000, qui ne prévoyait rien
non plus. Heureusement, la FEAS a pu s’entretenir avec un nombre de Membres du
Parlement, et celui-ci a amendé le projet de budget en distrayant une part de la
ligne B3-4000 « dialogue social » pour l’affecter à la promotion de la
participation financière (et la situation s’est reproduite pour les budgets 2001
et 2002, puisque à nouveau, aucune initiative n’est venue de la
Commission).
Force
est de constater que l’affectation
d’une fraction de la ligne B3-4000 à la participation financière est une
solution boiteuse, qui ne donne toujours pas les « moyens adéquats » à
un programme visant l’actionnariat salarié et la participation.
En
effet, considérer la promotion de l’actionnariat salarié et de la participation
comme une simple facette du dialogue social est exagérément réducteur.
Deuxièmement,
mettre des actions de promotion de l’actionnariat salarié en balance avec la
promotion du dialogue social, c’est provoquer des arbitrages qui n’ont pas lieu
d’être.
Enfin,
ce n’est toujours pas reconnaître à la promotion de l’actionnariat salarié et de
la participation sa valeur particulière.
8. METTRE EN PLACE UN «GROUPE DE
TRAVAIL PERMANENT» ET UN INSTITUT EUROPEEN POUR L’ACTIONNARIAT ET LA
PARTICIPATION
Les points exposés ici se situent toujours
dans le fil de la Résolution du Parlement Européen de janvier 1998 et du
Programme d’Action Européen de la FEAS, à
savoir :
Pour
développer effectivement des actions ou une politique, il faut non seulement
« un programme doté d’un financement adéquat », comme le demandait le
Parlement. Il faut aussi désigner des organes d’exécution et des responsables.
Sans cela, rien ne se fera d’organisé et, au mieux, les choses resteront en
l’état.
Pour
prendre en mains l’exécution d’une action ou d’une politique communautaire, le
Parlement Européen avait suggéré la mise sur pieds d’un « groupe de travail
permanent » associant les principaux intéressés : représentants des
partenaires sociaux et des associations d’actionnaires salariés, membres du
Parlement européen et experts de la Commission.
Dans le
prolongement de ce groupe de travail, ce qui est souhaité est la mise en place
d’un institut européen chargé de promouvoir l’actionnariat salarié et la
participation.
Lors de
l’Atelier Européen d’avril 1999, tous les intéressés se sont prononcé pour la
création d’un tel groupe de travail (sauf l’exception notable des représentants
de la Commission, qui faisaient état d’hésitations).
De fait,
la Résolution du Parlement n’a reçu aucune suite et le défaut d’organe
d’exécution explique certainement pour une bonne part, le piétinement observé
ces dernières années.
9.
CONCLUSION : AVIS DE LA FEAS
En
conclusion :
1. Oui,
la Commission Européenne devrait lancer une initiative communautaire visant
l’actionnariat salarié et la participation.
Nous
parlons bien de « l’actionnariat salarié et la participation », plutôt
que de la “participation financière”. En effet, parmi les pratiques regroupées
sous le concept de « participation financière », certaines se sont
révélées plutôt négatives, tandis que les pratiques d’actionnariat salarié
jointes à un management participatif se sont distinguées par leur impact positif
sur les dynamiques économiques et sociales.
2. Oui,
des actions devraient être entreprises dans l’Union Européenne, et aussi dans
les pays candidats.
3 .
Oui, il est nécessaire d’établir des principes généraux, au niveau européen,
pour favoriser une utilisation accrue et plus efficace de l’actionnariat salarié
et de la participation.
4. Les
principes généraux et les actions que la Commission devrait inclure dans sa
prochaine Communication et dans son Plan d’Action sont ceux définis dans le
“Programme d’Action Européen” de la Fédération Européenne de l’Actionnariat
Salarié.
Ce
programme est basé sur la Résolution du Parlement Européen de janvier 1998 et il
a été rédigé en conclusion de l’Atelier Européen qui avait réuni le 30 avril
1999, dans l’enceinte du Parlement Européen à Bruxelles, l’ensemble des
institutions européennes, ainsi que les partenaires sociaux et les organisations
de l’actionnariat salarié.
5. Ce
programme d'action attend particulièrement de la Commission
Européenne:
la mise
en place d'un groupe de travail permanent;
un
programme européen doté d'un financement adéquat;
la
création d'un institut européen pour l’actionnariat salarié et la
participation.
Ce
programme d’action est joint dans son entièreté au présent avis, dont il fait
partie intégrante.
Pour
la FEAS, Marc Mathieu Secrétaire
Général
Annexes :
Annexe
1 : « Programme d’Action Européen » de la FEAS, adopté en
conclusion de l’Atelier Européen réuni le 30 avril 1999 au Parlement Européen à
Bruxelles ; le programme reproduit en annexe la Résolution du Parlement
Européen de janvier 1998 ainsi que les autres documents de
références.
Annexe
2 : Quelques réactions typiques recueillies via le forum
internet.
Marc Mathieu Secretary General EFES - EUROPEAN
FEDERATION OF EMPLOYEE SHAREOWNERSHIP FEAS - FEDERATION EUROPEENNE DE
L'ACTIONNARIAT SALARIE Avenue Voltaire 135, B-1030 Brussels Tel/fax: +32
(0)2 242 64 30 E-mail: marc.mathieu@ping.be See our web site:
http://www.efesonline.org EFES'
objective is to act as the umbrella organization of employee owners and all
persons, companies, trade unions, experts, researchers, institutions looking to
promote employee ownership and participation in
Europe.
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